31 mars 2015

Playlist de midi à minuit : Myles Manley


Tous les mois, Après-Midi Magazine fait appel à un professionnel pour vous concocter une playlist à écouter de midi à minuit. En avril, on suit les recommandations éclectiques du délicieux songwriter irlandais Myles Manley, dont on se passe en boucle le dernier EP publié fin février, More Songs.  

Depuis la sortie de Greatest Hits 2012-2013 il y a deux ans, la presse irlandaise ne semble pas se lasser de Myles Manley – environ 25 ans et cinq opus à son actif. The Irish Times parle de « pépite pop » tandis que pour la BBC – Radio Ulster, il est « l’un des meilleurs jeunes auteurs-compositeurs du pays ». 

Né au Royaume-Uni, Myles a grandi à Sligo, dans le nord de l'Irlande. Après plusieurs séjours à New York, où il s’est frotté avec succès à la scène anti-folk, il s’est intégré en douceur au paysage musical dublinois. À quelques heures de son concert parisien à L’International, on aimerait maintenant parier sur le public français. En attendant, on écoute sa playlist de midi à minuit.


5 questions à Myles Manley 


Entre deux dates de sa tournée qui l’a conduit de Londres à Moscou, Myles a répondu à quelques-unes de nos questions. Ses explications sont comme ses paroles, à la fois sincères et ironiques. Avec lui, difficile de trancher. 

Comment aimerais-tu te présenter au public français ? 
Comme Myles Manley, une popstar originaire de Sligo, en Irlande. 

Comment en es-tu arrivé là ? 
Je n'ai jamais décidé de devenir musicien. J'ai commencé la musique assez tard, vers l'âge de 15 ans. Avant ça, je préférais écrire de petites histoires. J'ai toujours aimé les chansons, sans jamais me considérer comme un musicien. Et puis en Irlande, il y a une année de césure entre le collège et le lycée qui s'appelle transition year, et qui correspond en fait à une année sabbatique. Cette année-là, plus d'une quinzaine de gens ont acheté des guitares électriques, c'était l’occasion. Notant mes lacunes à l’égard du marché, j'ai opté pour une basse. J'ai commencé à jouer dans quelques groupes, puis tout s'est mis en route assez rapidement. Je me suis rendu compte que je pouvais déchiffrer les chansons très facilement, j’ai donc continué.


Comment s’est déroulée l’écriture de ton dernier EP, More Songs
J'avais passé les années qui précédaient entre New York et Dublin, et j'étais au bout du rouleau. Je me retrouvais coincé dans une ville très pauvre, dans la région rurale de Sligo, prêt à me marier… More Songs reflète une période difficile de ma vie, et peut-être l'ambiance du pays, impossible de dire ça avec certitude. C'est un ensemble de morceaux très bucoliques, composé principalement de chants lugubres, très lents, très amers. En ouverture, j'ai mis un titre plus pop pour appâter les gens.

Peux-tu nous en dire plus sur ce titre destiné à nous appâter, Pay Me What I'm Worth ?  
Je l'ai écrit en vingt minutes mais la mélodie de la fin était dans ma tête depuis au moins dix ans, c'est peut-être même l'une des premières qui me soient venues quand j'ai commencé la guitare. C'est un peu une blague que je me fais à moi-même parce que tous mes boulots sont en fait des sortes d'auto-emplois. Il y a toujours du marchandage, un peu comme dans le commerce du sexe.



Des projets pour l’avenir ?
Oui, me mettre en quête de pieds à laver et à embrasser. 

Plus sur Myles Manley ? Son site officiel, Bandcamp, SoundCloud & Facebook

Ce soir : Atlas Crash X Myles Manley @ L’International. 
5-7 rue Moret, Paris 11e. 

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