19 févr. 2015

Coup de cœur : les hauts en couleur d’Atelier Bartavelle


Bleu ciel ou indigo, rouge éclatant et jaune safran échappés de Pierrot le fou, coupes précises mais pas austères, arrière-plan méditerranéen : on était obligée d’adhérer à la collection printemps-été de la jeune marque branchée et engagée Atelier Bartavelle.  


Qui ? 


Atelier Bartavelle naît d’une rencontre, en 2013, entre Caroline Perdrix et Alexia Tronel. La première, diplômée de la Chambre Syndicale de la Couture Parisienne et des Arts Décoratifs, a fait ses classes chez Vuitton, Isabel Marant, David Koma et Saloni. La seconde a étudié l’économie et les sciences politiques à la Sorbonne, Melbourne puis Buenos Aires, avant de se forger une expérience dans le développement durable en entreprise, auprès de l’ONU et en O.N.G. 

Sitôt imaginé, sitôt lancé. Avec quelques récompenses en poche (2e Accessit du Prix Ekilibre – Jeun’ESS, Jeune Pousse Prix Entrepreneure Responsable EuropeanPWN, Concours Babybrand), Atelier Bartavelle livre une première collection automne-hiver 2014 intitulée "Gaou" qui pose les bases de son style sobre et exigeant, déclinable saison après saison. 

Atelier Bartavelle, collection printemps-été 2015. Inès Mélia © Adeline Mai.

Quoi ? 


Pour ceux qui seraient passés à côté de la référence méridionale, la bartavelle est une perdrix originaire du Midi. Gaou signifie oiseau en provençal et "Les Islettes", le nom de la deuxième collection, pointe l’archipel du Frioul, au large de Marseille. En préambule, on nous parle de voiles, de grand large, de mistral, de cigales. Voilà pour l’inspiration. 

Côté concept, Atelier Bartavelle ne propose que des « pièces de dessus », comprenez des vestes, des perfectos, des trenchs, des manteaux et, surtout, de superbes gilets sans manches qu’on superpose ou non, et qu’on intègre facilement à toute garde-robe. Un thème minimal à partir duquel Caroline  compose de nouvelles gammes de matières, coupes et couleurs pour chaque saison. 

Atelier Bartavelle, collection printemps-été 2015. Inès Mélia © Adeline Mai.
Au programme du printemps : de subtils jeux de découpes, du cuir, de la mousseline, du coton. Des pièces monochromes rouge vif, bleu indigo, jaune safran, rose poudré, blanc immaculé. Des vestes transparentes, des trenchs impeccables et puis, nos préférés, le manteau léger et le gilet sans manches en version multicolore. 

Pourquoi ? 


Ce qui vaut à la jeune marque d’atterrir tout droit dans notre case « coup de cœur » : son esthétique, bien sûr. Ses matières nobles, ses coupes justes et ses teintes franches qui habillent si bien des filles comme Inès Mélia (DJ) ou Adeline Mai (photographe). 

Et puis, ce qui nous séduit se trouve également en amont. Depuis son lancement, Atelier Bartavelle s’engage en faveur de l’artisanat : les pièces en chaîne et trame sont produites à Marseille tandis que celles en cuir sont élaborées dans un petit atelier de Porto. Ici, tout est retracé : l’origine du tissu et sa composition, le lieu de confection et même le nom de la personne impliquée dans la fabrication. 

Surtout, Atelier Bartavelle s’engage tout court en travaillant avec des structures telles que le réseau Tissons la Solidarité ou l’O.N.G. Nest qui visent notamment à favoriser l’accès des femmes à l’emploi. À suivre : une collection capsule réalisée avec les brodeuses du Gujarat en Inde, et beaucoup d’autres collaborations éthiques et créatives. 

Atelier Bartavelle, collection printemps-été 2015. Inès Mélia © Adeline Mai.

Plus sur Atelier Bartavelle ? Le site officiel, la page Facebook et le compte Instagram

Les points de vente : 90 Square Meters (Zurich), Mr. Larkin (Copenhague), en ligne sur L’Exception et Spootnik

Image à la une : Atelier Bartavelle, collection printemps-été 2015. Inès Mélia © Adeline Mai.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire