18 nov. 2014

Visite : repéré à Paris Photo 2014


Comme vous vous en doutez, Après-Midi figure parmi les 59 825 entrées comptabilisées par la 18e édition de Paris Photo qui s’est tenue du 13 au 16 novembre derniers. Et autant vous dire qu’on n’a pas fait les choses à moitié : le sourcil levé et le pied alerte, on a passé au peigne fin les 143 galeries réunies au Grand Palais. Micro-sélection. 

La galerie : Thomas Zander (Allemagne) 


Beverly Hills #3, série Rodeo Drive © Anthony Hernandez.

Beverly Hills #5, série Rodeo Drive © Anthony Hernandez.


Dimanche 16h, allée centrale, rush d’Instagramers (dont on fait partie, merci de suivre @apresmidimag). L’objet de tous les crépitements : Rodeo Drive, un impressionnant ensemble couleurs d’Anthony Hernandez. Looks kitsch, brushings gonflés, décor familier : bienvenue en 1984 sur le catwalk géant de Berverly Hills. 

On poursuit la visite et on découvre alors d’autres Anthony Hernandez en noir et blanc, un Tod Papageorge, des Garry Winogrand, des Bernd et Hilla Becher, un Lewis Baltz… Mais on est où ? Sur le territoire de Thomas Zander, une galerie de Cologne qui relie photo documentaire et art conceptuel depuis 1996. Ça y est, on a trouvé notre stand préféré.

L’artiste : Katsumi Omori (Japon) 


Everything happens for the first time, 2011 © Katsumi Omori. 


17h30, tout au bout de l’aile droite, quelques visiteurs interpellés par des formats allongés et des couleurs éthérées. On fait face à la galerie tokyoïte Mem, écurie pour artistes asiatiques prometteurs ou déjà confirmés… et on scrute les images de Katsumi Omori, né en 1963, l’un des photographes japonais les plus reconnus de sa génération.

En 2011, suite au séisme qui a ravagé sa région, Omori entreprend de suivre la floraison des cerisiers – un événement au Japon – depuis Tokyo et sa banlieue jusqu’à Fukushima. Les photos qui en résultent sont mouchetées de pastilles roses qui masquent partiellement les paysages saisis et symbolisent ce qu’on ne peut voir : l’anxiété, la radioactivité, l’espoir. C’est tout noir ou tout rose et ça s’appelle Everything happens for the first time.

L’œuvre : The Brown Sisters, Nicholas Nixon (États-Unis) 


The Brown Sisters, 1975 © Nicholas Nixon.

The Brown Sisters, 2011 © Nicholas Nixon.


18h30, juste avant de quitter la foire, un attroupement qui lève les yeux au ciel et pousse des ah, des oh.  Devant lui, la célèbre série The Brown Sisters de Nicholas Nixon, exposée dans son intégralité par la Fraenkel Gallery.

La première fois qu’on a vu cet ensemble, c’était en 2011 à la Maison rouge. La présentation était plus modeste mais le concept avait déjà fait son effet. Chaque année depuis 1975, Nixon photographie sa femme Bebe avec ses trois sœurs. Si l’ordre dans lequel apparaissent les femmes est toujours le même, les traits, les pauses et les vêtements évoluent pour signer le passage du temps sur les corps, la société, la photographie. En version monumentale au cœur de Paris Photo, vraiment, il y a de quoi pousser des ah et des oh

Image à la une : Who puts you in the picture?, 1981 © Max Regenberg. 

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