14 nov. 2014

Séjour : Mois de la Photo 2014, vu et aimé


C’est la mi-temps du Mois de la Photo. Pas encore l’heure du bilan mais le moment idéal pour vous livrer notre sélection d’expos vues et approuvées parmi les centaines de propositions on ou off. 

Winogrand au Jeu de Paume


Garry Winogrand, Los Angeles, 1980–1983 © The Estate of Garry Winogrand, courtesy Fraenkel Gallery, San Francisco.




C’était sa philosophie : y aller franco, se faire plaisir, tourner la page. À sa mort prématurée en 1984, le Street Photographer américain Garry Winogrand laisse derrière lui des milliers de bobines non développées. À la suite d’un travail colossal, le Jeu de Paume lui consacre une rétro 50 % inédite, 100 % incontournable. 

Garry Winogrand, jusqu’au 8 février 2015. Jeu de Paume, Paris 8e. 


Eggleston à la Fondation Henri Cartier-Bresson 


William Eggleston, Sans titre, CA, 1970 © William Eggleston / Eggleston artistic Trust, Collection de l'artiste.

Non, le maître Eggleston n’a pas toujours photographié des ampoules dénudées sur des plafonds bleu Klein (ou des toilettes rose bonbon, ou des Cadillac rouge ketchup). Avant ça, il a mitraillé l’Amérique en noir et blanc jusqu’à élaborer sa grammaire formelle. Et c’est ce film en deux temps qu’on se repasse à la Fondation Henri Cartier-Bresson. 

William Eggleston : From Black and White to Color, jusqu’au 21 décembre 2014. Fondation HCB, Paris 14e. 


Dauman au Palais d’Iéna 


Cortège funèbre, Funérailles de John Fitzgerald Kennedy, Washington DC., 25 novembre 1963 © DaumanPictures.com / Henri Dauman.

Transformé en chambre noire, le Palais d’Iéna accueille les archives du reporter Henri Dauman, soit un demi-siècle d’événements historiques, artistiques ou glamour. Kennedy, Presley, Warhol et leurs foules : injustement peu connu, le petit Frenchy installé à New York dès 1950 a ausculté la société d’alors comme personne. Attention, redécouverte.   

The Manhattan Darkroom, jusqu’au 4 décembre 2014. Palais d’Iéna, Paris 16e. 


Vishniac au Musée d'art et d'histoire du Judaïsme 


Roman Vishniac, Jeune garçon dans un logement en sous-sol, rue Krochmalna, Varsovie, vers 1935–1938 / Marion, Renate et Karen Gumprecht, trois soeurs peu après leur arrivée aux États-Unis, Central Park, New York, 1941 © Mara Vishniac Kohn, courtesy International Center of Photography.

On connaît Roman Vishniac pour ses images poignantes de la vie dans les communautés juives d’Europe orientale à la veille de la guerre. L’expo du MAHJ se propose de replacer ce travail au sein de l’histoire de la photo, et au cœur de son œuvre, depuis les expérimentations des années 1920 jusqu’aux microphotographies des années 1950-60.  

Roman Vishniac : de Berlin à New York, 1920-1975, jusqu’au 25 janvier 2015. MAHJ, Paris 3e. 


Boiffard au Centre Pompidou 


Jacques-André Boiffard, Alberto Giacometti, vers 1930 © Centre Pompidou, MNAM / CCI, Dist. RMN-GP / image Centre Pompidou, MNAM / CCI © Mme Denise Boiffard.

Tous les grands photographes surréalistes y étaient passés sauf lui. Pour l’inauguration de sa galerie de photos, le Centre Pompidou choisit de célébrer le talentueux Jacques-André Boiffard à qui on doit, entre autres, d’avoir mis des images sur les mots d’André Breton ou de Georges Bataille. Rien que ça.


Nadar, Varda et les autres à la Maison de Victor Hugo 


Angelo, tyran de Padoue, 2009, Journée IV, Festival d’Avignon, Mise en scène de Christophe Honoré © Christophe Raynaud de Lage.


La bonne idée de la Maison de Victor Hugo ? Retracer l’histoire de la photo de théâtre à travers quatre pièces de son propriétaire. Des portraits en studio de Sarah Bernhardt par Nadar aux compositions acérées de Christophe Raynaud de Lage pour Christophe Honoré, en passant par le tandem Vilar-Varda, une frise chronologique comme on les aime.



Lindström à l’Institut suédois 


Homage Kiki, 1981 / Pia, 1982 © Tuija Lindström.


Un premier coup d’œil sur son travail présenté à l’Institut suédois et on comprend pourquoi Tuija Lindström est une célébrité en Suède. Un deuxième coup d’œil sur ses photos des années 1980 et on voit le noir et blanc, tantôt tranchant tantôt voilé, redéfinir paysages, natures mortes, scènes de rue et nus féminins.

Tuija Lindström : un rêve s’il en fut jamais, jusqu’au 18 janvier 2015. Institut suédois, Paris 3e. 

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