6 juil. 2014

Coup de cœur : David Maisel, beauté en terrain miné


Que les détenteurs du permis B ou de la carte 18-27 se réjouissent : la province grouille d’événements photo riches en pépites, comme le festival de La Gacilly. Jusqu’au 30 septembre prochain, on peut par exemple y admirer les troublantes images de l’Américain David Maisel. C’est beau mais c’est quoi ?


Qui ? 


Né à New York en 1961, David Maisel étudie l’art et le design à Princeton puis Harvard avant de s’installer à San Francisco où il travaille toujours. Hésitant entre land art et photo documentaire, il aime ausculter les États-Unis à plus de 13 000 mètres d’altitude. Le résultat – des clichés aux allures de peintures – trône dans les institutions les plus prestigieuses, du MoMA au Victoria and Albert Museum. En clair, ce n’est pas un petit nouveau qu’on vous présente là. 

Série The Lake Project (2001-2002) © David Maisel.

Quoi ? 


Sur la première image, la périphérie du Grand Lac Salé de l’Utah. Sur la seconde, le Lac Owens en Californie. Et partout chez Maisel, des couleurs incroyables qui débordent la palette habituelle de la nature. De loin, c’est de la gouache, de l’aquarelle, de la céramique ou de la marqueterie. De près, ce sont des mines à ciel ouvert, des eaux usées, des lacs asséchés, des terres blessées. D’ici, ce sont des photos qui séduisent autant qu’elles alarment.   

Plus sur David Maisel ? Son site et le Festival Photo La Gacilly où on peut l’apercevoir cet été, jusqu’au 30 septembre 2014.

Image à la une : Série Terminal Mirage (2003-2005) © David Maisel. 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire