4 juin 2014

Coup de cœur : la série photo Gulu Real Art Studio


Repérée, comme souvent, au détour d’un dossier de presse (celui du festival Portrait(s)), la série Gulu Real Art Studio de la photographe Martina Bacigalupo nous a immédiatement séduite pour ses qualités formelles, ses couleurs vives et ses énigmatiques étêtés. 


Qui ?


Derrière Gulu Real Art Studio, on trouve Martina Bacigalupo, née à Genève, formée à Londres et basée en Afrique de l’Est. Une jeune femme de 36 ans qui a su se frayer un chemin entre photojournalisme, collaborations avec des ONG et projets perso. Membre de l’Agence Vu’, elle est publiée dans les plus grands magazines (le New York Times, Le Monde, Esquire…) et représentée par la galerie Camilla Grimaldi à Londres. 

Quoi ?


L’histoire se passe dans un studio bien réel au nord de l’Ouganda, le Gulu Real Art Studio, où on a développé une technique peu commune pour réaliser les photos d’identité : prendre des portraits larges des clients, découper les visages au format administratif et jeter les chutes à la poubelle. Des chutes que Martina a récupérées, triées, associées, publiées. 

Le résultat, déroutant et attirant, pose bien sûr la question de l’identité, de l’humanité. Réside-t-elle exclusivement dans le visage, dans les yeux, ou s’exprime-t-elle également à travers la posture et le vêtement ? La réponse dans l’image. 

Plus sur Martina : son site, son livre Gulu Real Art Studio (Steidl) et le festival Portrait(s) où on peut l’apercevoir cet été, du 13 juin au 31 août.

Images à la une : Martina Bacigalupo, Photographs from Gulu Real Art Studio. Courtesy Galerie Camilla Grimaldi, Londres. 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire